la vie de Steven

  • Accueil
  • > Recherche : deces petit ange

1 septembre, 2016

Différentes aides pour vos obsèques

Classé sous — steouioui @ 17:11

Aide pour les obsèques et l’enterrement : CAF, CPAM, RSI, MSA, Conseil Général…

Quand le décès d’un parent ou du conjoint arrive, malgré le chagrin et la douleur, se pose la délicate question de l’enterrement et du financement des funérailles. Car les frais d’obsèques sont importants, quelque soit la solution choisie. Reste que tout le monde ne peut pas faire face à cette dépense le plus souvent imprévue. Pour les personnes qui n’ont pas les moyens de tout financer, il est possible de recevoir une aide financière pour les frais d’obsèques, et il ne faut pas hésiter à aller frapper à la porte de tous les organismes pour cela, même si on n’a pas toujours la tête à ça. Recevoir une aide pour un enterrement permet de dire au revoir dignement à la personne qu’on a aimé.

 

En cas de décès du conjoint : où s’adresser ?


Les pistes à suivre sont valables pour la personne qui partageait sa vie, mais aussi pour tout autre membre de sa famille à enterrer, par manque d’argent ou dans l’attente de la succession. Pour espérer trouver de l’aide, il faut en faire la démarche, et se montrer fort même dans cette période très difficile. Avant d’aller frapper aux portes, pensez à toujours avoir avec vous un certificat de décès de la personne en question et si possible le livret de famille, idéal pour apporter la preuve de son lien de parenté.

A contacter en premier : la sécurité sociale


C’est l’assurance maladie qui est la plus à même de vous aider. Le versement d’un capital décès est toujours prévu, et les ayants droits peuvent en faire la demande (il ne sera versé qu’à une seule personne, sachant qu’il y a un ordre de priorité de la famille : c’est d’abord le conjoint, puis les enfants et les parents).

Ce capital, compris entre 370 et 9258 € est calculé d’après les revenus de la personne décédée, qu’elle soit en poste au moment de sa fin de vie, indépendant (TNS) où indemnisée en étant au chômage. Si vous n’avez pas eu la tête à faire valoir vos droits auprès de l’assurance maladie juste après le décès, sachez que vous avez 2 ans pour cela, ce qui laisse le temps de retrouver ses esprits. Attention : si il s’agissait d’une personne en retraite, il n’y a pas de capital décès.

 

Frais obsèques CPAM (sécurité sociale)

Même si ce n’est pas directement une aide pour les obsèques, elle peut aider pour le financement quand on a perdu une personne très proche, notamment en rendant les démarches plus accessibles.

Il faut savoir que le capital décès est un droit à partir du moment où la personne était bien assurée et que la demande est faite en temps et en heure. Pour cela, il suffit de télécharger le formulaire S3180, de bien y indiquer son rang, et d’envoyer les pièces justificatifs : l’acte de décès, les fiches de paie des 3 derniers mois de la personne décédée ainsi que la preuve du lien de parenté. Si vous ‘avez pas le livret de famille en votre possession, pas de panique, il y a d’autre façons de faire valoir ses droits : acte de naissance, de mariage… Enfin, pour toucher l’argent, n’oubliez pas d’y joindre votre relevé d’identité bancaire. La bonne nouvelle, si tenté qu’il y en est une, est que le capital décès de la CPAM n’est pas soumis aux prélèvements sociaux et aux impôts.

 

Garder sa protection sociale

Que faire si vous étiez sur la carte vitale de votre conjoint, ou de votre parent ? Pas de panique, vous ne vous retrouverez pas sans sécurité sociale. En effet, pour passer le cap, les droits resteront ouverts pendant 1 an au moins. Pendant cette période, les soins continueront à être remboursés comme avant. Une fois ce délai écoulé, en fonction de la situation de chacun, les droits évolueront, vers la CMU si besoin. Cerise sur le gâteau : si la CPAM devait de l’argent au défunt, celui-ci peut être versé dans la succession au notaire, ou directement à l’héritier.

Qu’advient-il de la pension d’invalidité ?

Le conjoint survivant va pouvoir la toucher, mais ce droit est soumis à certaines conditions, et le versement n’est pas automatique, il faut donc la demander à la sécu. Il est important de le faire au plus vite, car chaque mois de retard est perdu : il n’y a pas de rétroactivité. La pension n’est reversée qu’aux moins de 55 ans qui sont eux-mêmes invalides. C’est important d’insister sur ce point. De plus, la pension d’invalidité ne se cumule pas avec celle de la réversion : c’est la plus importante des deux qui l’emporte. Comme toujours, il faut fournir les pièces justificatives nécessaires à l’étude du dossier et relatives à l’identité, à la fiscalité et à la preuve de sa propre incapacité (certificat médical).

Mais si vous remplissez toutes les conditions, cela ne veut pas dire que vous toucherez l’intégralité de la pension d’invalidité de votre conjoint décédé. Tout va dépendre de son âge à la date du décès. Elle se monte donc soit à 54% de celle-ci, soit à 54% de la pension vieillesse s’il avait atteint l’âge légal de la retraite. Les familles nombreuses, 3 enfants ou plus, bénéficient d’une majoration de 10%.

Le cas particulier de l’accident du travail

Avec la maladie professionnelle, ce sont les deux grandes exceptions qui bénéficient des prestations les plus étendues. Presque tous les frais liés au décès peuvent être pris en charge, comme ceux liés à l’enterrement ou à la crémation, ou les frais du transport du corps  en France (métropole) si l’accident a eu lieu lors d’un déplacement professionnel. Ces frais devront toutefois être avancés, ils seront remboursés par la suite, sur justificatifs. Il n’est pas nécessaire que ce soient les ayants droit qui mettent la main à la poche. La personne ou l’organisme qui a tout régler sera remboursé. Il faut donc envoyer toutes les factures à l’assurance maladie, en veillant à ne pas avoir dépassé 1609 euros, somme maximale remboursable, même si celle-ci peut être soumise à une dérogation si la situation le justifie.

frais d'obseques

A noter : une rente d’ayant droit est prévue en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, même si ceux-ci ne causent pas le décès immédiatement, mais en soient bien la cause. Le conjoint en sera le seul bénéficiaire, en son absence, la rente ira aux enfants.

Les caisses de retraite ont aussi leur rôle à jouer


Le défunt à cotisé toute sa vie, mais ne pourra pas en profiter. C’est lourd à digérer, le système est ainsi fait. Mais les veufs et veuves d’une personne pas encore à la retraite peuvent recevoir ce qu’on appelle une allocation veuvage pendant 48 mois (sauf pour ceux cotisant à l’ARRCO et à l’ARGIC). Même si son montant est faible, moins de 600 euros mensuels, elle permet de faire face à ce genre de frais. Les caisses de retraite imposent toutefois 3 conditions : avoir été marié (pour un fois, le pacs ne donne pas les mêmes droits que le mariage), ne pas avoir dépassé 55 ans et avoir de tous petits revenus : pas plus de 750 euros par mois. Quant à ceux de + de 55 ans, c’est la pension de réversion qu’il faudra demander.

La CNAV

De la même façon, il est possible de se servir de la retraite d’une personne au régime général pour payer les frais d’obsèques. En effet, il reste sûrement un résidu de pension qui n’a pas été versé, sachant que celle-ci va par période d’1 mois. Ainsi, une personne décédée le 2 va la toucher jusqu’au 30. Attention toutefois, ce remboursement est plafonné à 2286,74€. Il faut toutefois se justifier du paiement des factures et de sa qualité d’héritier pour que le déblocage des sommes dues ait lieu.

La CAF au secours de ses allocataires


La caisse intervient dans à peu près toutes les situations d’urgence, et le décès d’un proche qu’il faut inhumer en est une. Après, tout dépend des départements, les caisses étant indépendantes les unes par rapport aux autres. Ainsi, pour donner un exemple, dans le 93, l’aide pour enterrer un de ses parents ou un de ses enfants peut se monter à 2000 euros, 700 automatiquement et le reste en complément si cela est nécessaire et dans certaines conditions . Il faut avoir un enfant et faire partie des familles très modestes avec un quotient en dessous de 584 euros en 2016. C’est l’assistance sociale, en liaison avec la CAF qui se charge de monter le dossier.

L’aide financière de la CAF

Un autre exemple : la CAF des Yvelines. Elle fonctionne un peu autrement, notamment au niveau du quotient familial demandé, puisqu’il doit être inférieur à 2000 euros, ce qui fait que beaucoup plus de familles peuvent être aidées. Le montant de l’aide, lui, ne peut excéder 1000 €, somme pouvant être multipliée si le drame a touché plusieurs membres de la famille (parents et enfants).

Et les patrons ?


Ils ont tous plus ou moins souscrits un contrat de prévoyance pour leurs employés, surtout s’ils sont cadres (pas le choix). Son objet est justement de pouvoir compter sur une aide financière en cas de coup dur. Le conjoint et les enfants du salarié décédé toucheront donc de l’argent, sous la forme d’un capital, puis d’une rente (d’éducation pour les enfants) s’il y avait cette option dans le contrat. Grosso modo, plus le salarié gagnait, plus le montant versé par la prévoyance sera élevé. Attentions, il y a parfois des distinctions faites entre les différentes causes du décès, un accident n’étant pas la même chose qu’une maladie pour les cabinets d’assurance.

aide financiere enterrement

En principe, c’est la société de votre conjoint qui doit vous contacter directement pour vous informer de vos droits. Dans la réalité, cela traîne souvent un peu, donc en cas de besoin pressant, mieux vaut prendre les devants et s’adresser directement aux ressources humaines pour savoir comment débloquer l’argent au plus vite.

Pour les fonctionnaires, ce n’est pas une prévoyance au sens strict du terme, mais si celui-ci décède alors qu’il n’est pas encore à la retraite, le conjoint survivant et les enfants (s’il y en a) se partageront une prime égale à un an de salaire. Il faut s’adresser à l’administration en question pour en savoir plus.

Les assurances


Nous sommes nombreux à avoir une assurance-vie. C’est avant tout un placement, mais aussi un outil pour assurer sa succession. Les contrats comportent tous une clause nommant le ou les bénéficiaires en cas de décès. Il faut donc en avertir l’assureur si ce malheur arrive, ce dernier donnera la marche à suivre aux héritiers et les documents à envoyer pour récupérer les sommes placées.

Il arrive qu’on ne sache pas toujours si le mort en avait souscrit un. Pour s’assurer que cela est le cas (ou non), et si vous ne trouvez rien dans les papiers, sachez que l’AGIRA à un rôle de centralisateur. Il suffit donc de leur écrire en précisant les coordonnées du défunt (et sa date de fin de vie) ainsi que les siennes pour savoir s’il y avait un capital prévu à son nom. L’adresse : 1, rue Jules-Lefebvre, 75431 Paris cedex 09.

Cherchez aussi du côté de l’assurance maison. Celle-ci a parfois un dédommagement qui est prévu pour les « accidents de la vie ». En cas d’accident de la route, il faut également contacter son assurance auto.

Les banques


Dans le cas d’un décès d’un proche, le banque sera de toute façon un interlocuteur privilégié, car il faudra fermer les comptes de dépôts et d’épargnes. Mais peut-être certaines assurances y ont-elles été également souscrites. A voir aussi, les conditions d’utilisation de la CB, qui proposent souvent des garanties décès. Si un crédit immobilier a été souscrit, une partie du remboursement doit en principe être payé par l’assureur à la banque.

Si votre conseiller fait bien son travail une fois informé, il devra vous avertir de tout cela. Dans le cas contraire, il faudra aller réclamer, ce qui n’est jamais très agréable.

Prélever les frais sur le compte bancaire

Quand on décède, les comptes en banque sont bloqués, jusqu’à ce que l’héritage soit soldé par le notaire. Cela peut poser un problème aux familles qui n’ont pas les moyens de régler les frais. Heureusement, il est possible de prélever 5000 euros sur le compte du défunt dans cette optique, contre 3000 euros les années précédentes. A la famille de désigner la personne qui se charge d’avancer les frais, la banque devrait, en principe, le rembourser sur facture. Le plus simple est de donner directement le RIB de défunt aux pompes funèbres qui a le droit de prélever dans les limites ci-dessus évoquées.

Le capitale décès de la MSA


La mutuelle des salariés agricoles agit pour que ce moment soit le moins douloureux possible, en aidant ceux qui restent à accomplir les démarches nécessaires, pour toucher notamment le capital décès prévu. Celui-ci est en priorité réservé aux personnes à charge, et dans l’ordre : conjoint, descendants, parents. Il est important que la personne décédée ait été en activité la trimestre précédant sa mort, ou indemnisé au chômage, ou en invalidité ou en accident du travail. Ce n’est plus son salaire qui va fixer le montant du capital que vont toucher les ayants droits. On est donc passé de l’équivalent de 91 journées salariées à un forfait de 3400 euros.

CARSAT


Pour pouvoir toucher quelque chose, il faut commencer par lui déclarer le décès. Pas besoin de prouver la mort de la personne concernée. Si elle est intervenue en France, elle est automatiquement ajoutée sur une base de données par la mairie où est arrivé le drame. SI celui-ci arrive dans un autre pays, il faut un peu plus d’administratif et envoyer le bulletin de décès au service des paiements en n’oubliant de préciser le numéro de sécu du défunt, à l’adresse suivante : 2 Rue Georges VIVENT, 31065 TOULOUSE Cedex 9 (Midi-Pyrénées).

Le capitale décès du RSI


Les commerçants et les travailleurs indépendants paient des charges sociales monstres au RSI sans forcément en revoir un jour la couleur. Alors, qu’en est-il du capital décès ? Les règles risquent de ne pas plaire à ceux qui gagnent correctement leur vie, puisque seuls les plus pauvres sont concernés. Les ayants-droits à la charge du mort ne doivent pas avoir des ressources personnelles de plus de 9600 euros par an pour en bénéficier. Et le maximum du capital à percevoir est de 7323,20 €. Le RSI n’a pas fini de faire grincer les dents de ceux qui y cotisent toute l’année.

PRO BTP


Le bâtiment est-il mieux loti ? Tout va dépendre de la situation du salarié au moment de son décès. Si celui-ci était couvert par un contrat santé du BTP, une allocation obsèques est prévue pour le conjoint qui peut par la même occasion garder ses droits à la complémentaire. Pour payer l’enterrement, le mieux est quand même d’avoir souscrit à la garantie frais obsèques de PRO BTP, permettant au conjoint de récupérer le capital prévu au contrat. Pour ceux qui ont la chance d’avoir une prévoyance, une rente est prévue, pour les enfants et le conjoint. Ces derniers, s’ils sont étudiants, peuvent aussi bénéficier du bourse leur permettant de terminer leurs études dans de meilleures conditions.

La Mutuelle MGEN


Les prestations de la MGN en cas de décès sont diversifiées. Elles vont d’une participation aux obsèques pour un montant forfaitaire de 765 euros (payé sur facture) à une prestation décès dépendant de la situation du salarié à ce triste moment. A noter que des dispositions particulières sont prises pour les enfants qui se retrouvent orphelins avec une allocation annuelle jusqu’aux 28 ans de l’enfant et des prêts d’honneur.

Le Conseil Général des départements


Chaque conseil général peut choisir d’intervenir financièrement. Prenons l’exemple de celui du Val-de-Marne qui peut prendre en charge les frais d’obsèques dans certaines situations.

La prise en charge des frais d’obsèques, qu’est-ce que c’est ?

Les frais d’obsèques d’une personne sont normalement à la charge de ses descendants au titre de l’obligation alimentaire (ouverture du lien dans une nouvelle fenêtre). Cette obligation s’applique même si les descendants ont renoncé à leur succession, notamment pour les bénéficiaires de l’aide sociale. Pour les personnes âgées qui en bénéficiaient, le département apporte une participation allant jusqu’à 1609 euros.

Les anciens combattants


Ceux qui ont servis la France peuvent-ils être enterrés dignement si leurs héritiers n’ont pas les moyens de le faire ? Oui, grâce aux aides spécifiques mises en place, comme le secours afin de régler ce qui ne peut l’être, et une pension de réversion. Des majorations supplémentaires sont appliquées pour les très petits revenus.

Qui doit payer les funérailles et que faire en cas de désaccord sur le paiement des frais d’obsèques ?


Cette situation créée parfois du rififi dans les familles, la douleur de la perte d’un être cher n’arrangeant rien. Rappelons qu’ils peuvent en principe être prélevés sur la succession, celui ayant réglé la note se faisant rembourser à ce moment là. C’est une manière équitable de présenter la chose. Afin de ne pas retarder le remboursement, la banque du défunt est autorisée à prélever 5000 euros sur le compte en banque pour payer les frais d’obsèques.

payer des funerailles

Mais le problème reste entier quand le mort n’avait plus rien sur son compte, et que l’héritage ne suffit pas à payer la totalité. C’est dans ce cas là que les ayants droits se déchirent, surtout s’ils sont eux-mêmes dans une situation compliquée. Dans l’ordre, les obligés sont le conjoint, puis les enfants, puis les parents, puis les frères et les soeurs. Il faut bien sur savoir raison gardée, et le faire dans la proportion des ressources de chacun. Si aucun accord n’est trouvé, c’est le juge qui répartira les frais. Bon à savoir : en attendant sa décision, c’est celui qui a fait la commune de l’inhumation qui doit payer, libre à lui de se retourner ensuite contre les autres membres de sa famille et de saisir le juge s’ils ne veulent pas payer leur part.

Si vous avez tout essayé, et que vraiment vous n’avez pas les moyens de payer (les problèmes des morts devenant ceux des vivants), la commune où la personne est morte devrait en principe se charger de régler la mise en terre ou la crémation.

Demande de capital décès – Déclaration à remplir par le demandeur

Vérifié le 15 juin 2016 – Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)

Cerfa n°10431*05
Autre numéro : S3180

Permet à une personne ayant perdu un proche, sous certaines conditions, de demander le versement du capital décès.

Le formulaire contient une notice explicative cerfa n°50193#05

Télécharger le formulaire [1.2 MB]   - Nouvelle fenêtre

Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (Cnamts)

 

Comment vivre la perte d(un enfant

Classé sous — steouioui @ 0:30

Comment sumonter le décès de son enfant

4 parties:Vous aider dans votre deuilPrendre soin de vousHonorer la mémoire de votre enfantSe faire aider

La perte d’un enfant est ce qui peut arriver de pire. Vous pleurez la perte de votre fils ou de votre fille, de son potentiel, de son futur. Votre vie peut changer de façon dramatique et pour toujours. Mais il faut continuer d’avancer. Vous pouvez passer cette épreuve et sortir de votre deuil. Lisez ces quelques lignes pour vous aider à faire votre deuil.

Partie 1 sur 4: Vous aider dans votre deuil

  1. Image intitulée Survive the Death of Your Child Step 1
    1
    Laissez sortir vos émotions et vos sentiments. Vous êtes en droit de laisser sortir ce qui vous pèse sur le cœur, que ce soit une colère intense, un sentiment de culpabilité, de déni, de douleur ou de peur. Tous ces sentiments sont tout à fait normaux pour un parent qui vient de perdre son enfant. Aucun de ces sentiments n’est déplacé ou « mauvais ». Si vous ressentez le besoin de pleurer, allez-y. Laissez-vous aller à vos sentiments. Il est beaucoup trop dur de garder ce type d’émotion à l’intérieur. Si vous retenez ce genre d’émotion, vous serez encore plus torturé(e) par l’événement le plus triste que vous ayez vécu. Il est tout à fait normal et sain de vous autoriser à ressentir tout ce qui est possible après une telle perte, car cela vous mènera à la voie de l’acceptation. Vous ne vous serez jamais capable de vous remettre complètement, mais vous pourrez trouver la force de vivre avec cette perte. Si vous n’acceptez pas ce que vous ressentez, vous ne parviendrez pas à avancer.
  2. Image intitulée Survive the Death of Your Child Step 2
    2
    Rejetez toute idée de temps. Il n’y a pas de durée prédéfinie pour pleurer son enfant. Chaque individu fonctionne différemment. Les parents qui ont perdu un enfant peuvent ressentir de nombreuses émotions et difficultés communes, mais chacun vivra cette situation différemment en fonction de sa personnalité et des circonstances de la vie.

    • Pendant des années, il a été dit que le processus de deuil se faisait en 5 étapes qui commencent avec le refus d’admettre le départ de son enfant et se terminent avec l’acceptation de la perte. Il est clair aujourd’hui qu’un tel processus n’existe pas vraiment. Les parents ressentent divers sentiments et symptômes qui vont et viennent et finissent par se dissiper. Une étude récente démontre que de nombreuses personnes acceptent la perte de l’être aimé dès le départ et ressentent un manque par rapport à celui-ci, mais aucun sentiment de colère ou de dépression[1].
    • Le processus de deuil est tellement propre à chacun que les couples peuvent ne plus se comprendre. Il arrive qu’un partenaire ne comprenne pas la façon dont l’autre gère sa douleur. Vous devez comprendre qu’il est possible que votre conjoint(e) possède des mécanismes différents pour faire face à la perte et vous devez le (ou la) laisser vivre son deuil de la façon qui lui convient.
  3. Image intitulée Survive the Death of Your Child Step 3
    3
    • Pour beaucoup, ce sentiment peut apparaître au premier anniversaire de la mort de leur enfant, la réalité refait alors surface et peut faire mal. Beaucoup de parents disent que le plus difficile est la deuxième année.
  4. N’ayez pas peur de l’état d’engourdissement ou de la torpeur que vous pouvez traverser. Au cours du deuil, les gens traversent souvent une phase de torpeur. Ils ont alors l’impression de rêver éveillé ou que le monde évolue sans eux. Les gens ou les choses qui les rendaient heureux n’ont plus de signification pour eux. Ce sentiment peut passer rapidement ou durer dans le temps. C’est une réponse naturelle du corps pour se protéger d’une émotion intense. Avec le temps, il devient à nouveau possible de ressentir et d’établir des connexions.
  5. Image intitulée Survive the Death of Your Child Step 4
    4
    Arrêtez-vous de travailler... ou pas. Pour certains parents, l’idée de retourner au travail leur est insupportable. D’autres au contraire ont besoin de se jeter corps et âme dans les activités et les défis liés à leur travail. N’oubliez pas que la loi vous accorde officiellement des jours pour vous reposer et pour rester avec votre famille, mais au-delà de ces jours légaux, mettez-vous d’accord avec votre responsable pour pouvoir prendre des congés supplémentaires.

    • Tant que vous ne serez pas prêt(e), ne vous forcez pas à retourner travailler parce que vous aurez l’impression d’abandonner votre travail. Selon le Grief Recovery Institute – une association américaine spécialisée dans la gestion du deuil – les entreprises américaine perdent environ 225 milliards de dollars par an du fait de la baisse de productivité causée par le deuil. Selon Friedman – le fondateur de cet institut – « Lorsque nous perdons un être cher, nous perdons notre capacité à nous concentrer. Notre esprit ne fonctionne pas bien quand notre cœur est brisé »[2].
  6. Image intitulée Survive the Death of Your Child Step 5
    5
    Tournez-vous vers votre foi. Si vous vous sentez à l’aise de prier ou de pratiquer des rituels en fonctions de vos croyances, faites-le, cela vous aidera. Sachez aussi que la perte de votre enfant risque d’affecter votre croyance et c’est tout à fait normal. Avec le temps, vous finirez par retrouver votre foi. Quoi qu’il en soit, si vous avez déjà été croyant(e), sachez que Dieu est suffisamment grand pour accueillir votre colère, votre rage et votre chagrin.
  7. Image intitulée Survive the Death of Your Child Step 6
    6
    Patientez avant de prendre de grandes décisions. Attendez au moins un an avant de prendre des décisions importantes. Ne vendez pas votre maison, ni ne décidez de déménager ou de divorcer ou de changer votre vie de façon radicale. Attendez d’avoir l’esprit plus clair et vous pourrez y voir plus clairement parmi les options qui s’offrent à vous.

    • Certaines personnes adoptent la philosophie selon laquelle « la vie est trop courte », ce qui les pousse à prendre des risques inutiles pour vivre leur vie au maximum. Faites attention à votre comportement et ne vous lancez pas dans des activités dangereuses.
  8. Image intitulée Survive the Death of Your Child Step 7
    7
    Faites confiance au temps. « Le temps cicatrise les blessures », c’est peut-être une phrase un peu clichée, mais il n’y a pas de secret, il vous faudra du temps pour vous remettre doucement de cette épreuve douloureuse. Au début, tous les souvenirs même les meilleurs seront douloureux. Mais avec le temps, vous les chérirez tous, ils vous feront sourire et vous mettront de la joie dans le cœur. Au cours du deuil, les émotions vont et viennent comme des montagnes russes ou des vagues sur la plage.

    • Il est important de faire des pauses dans votre période de deuil : souriez, amusez-vous, profitez de la vie. Cela ne signifie en aucun cas que vous oubliez votre enfant, c’est impossible.

Partie 2 sur 4: Prendre soin de vous

  1. Image intitulée Survive the Death of Your Child Step 8
    1
    Soyez indulgent(e) avec vous même. Vous vous sentirez peut-être responsable de ce qui s’est produit, mais résistez à ce sentiment. Il existe des forces dans la vie et dans la nature que vous ne pouvez pas contrôler. Il est contreproductif de vous culpabiliser pour ce que vous auriez pu ou ce que vous auriez dû faire.
  2. Image intitulée Survive the Death of Your Child Step 9
    2
    Dormez beaucoup. Pour de parents, la seule chose qu’ils veulent est dormir, d’autres se retrouvent à divaguer dans leur appartement au milieu de la nuit ou à regarder la télé avec le regard vide. La perte subite d’un enfant peut avoir des répercussions extrêmes sur votre corps. La science a démontré qu’une perte d’une telle importance est l’équivalent d’une blessure physique grave[3], c’est pourquoi il vous faut beaucoup de repos. Si vous ressentez le besoin de dormir, allez-y. Dans le cas contraire, prenez des habitudes pour vous relaxer – un bain chaud, une infusion, des exercices de relaxation – qui pourront vous aider à passer une bonne nuit de sommeil.
  3. Image intitulée Survive the Death of Your Child Step 10
    3
    N’oubliez pas de manger. Après ce type d’événement dramatique, il arrive souvent que la famille ou des amis vous apportent de quoi manger. Mangez au moins un peu pour avoir un minimum de force. Les émotions négatives et les activités quotidiennes seront difficiles à gérer si vous êtes faible physiquement. N’oubliez pas qu’à un moment donné vous devrez vous remettre à préparer vos propres plats. Ne vous compliquez pas la tâche. Faites du poulet ou une grosse marmite de soupe que vous pourrez manger sur plusieurs repas. Cherchez des plats sains à emporter dans votre quartier ou des restaurants qui livrent à la maison.
  4. Image intitulée Survive the Death of Your Child Step 11
    4
    Hydratez-vous. Que vous ayez ou non du mal à vous alimenter, essayez aussi de boire au moins 8 verres d’eau dans la journée. Sirotez du thé réconfortant ou gardez une bouteille d’eau à proximité. La déshydratation fait subir des dommages à votre corps et votre corps vient déjà d’en subir énormément.
  5. Image intitulée Survive the Death of Your Child Step 12
    5
    Modérez votre consommation d’alcool et ne prenez pas de drogues illégales.Il est compréhensible que vous ayez envie d’oublier cet événement tragique dans l’alcool ou la drogue, mais ces éléments peuvent aggraver votre état dépressif et créer de nouveaux problèmes auxquels vous devrez faire face.
  6. Image intitulée Survive the Death of Your Child Step 13
    6
    Utilisez des médicaments uniquement prescrits par un docteur. Certains ont besoin de pilules pour dormir et les anxiolytiques et antidépresseurs les aident à gérer la situation. Il en existe une grande quantité et il peut être compliqué de trouver le médicament qui vous conviendra, c’est pourquoi il vaut mieux demander l’aide d’un médecin. Consultez un médecin, il vous prescrira la pilule dont vous avez besoin pour la durée qu’il jugera nécessaire.
  7. Image intitulée Survive the Death of Your Child Step 14
    7
    Revoyez vos relations avec vos amis. Il n’est pas rare que les amis s’éloignent durant un deuil. Certaines personnes ne savent simplement pas quoi dire et d’autres se sentent mal à l’aise à l’idée de la perte d’un enfant (s’ils sont parents). Si certains amis insistent pour vous faire sortir de votre période de deuil rapidement, mettez des limites en ce qui concerne les sujets de conversation acceptables ou non. Si nécessaire, mettez une distance entre vous et ceux qui insistent pour vous dicter comment vivre votre deuil.

Partie 3 sur 4: Honorer la mémoire de votre enfant

  1. Image intitulée Survive the Death of Your Child Step 15
    1
    Organisez une réunion en sa mémoire. Une quinzaine de jours après les funérailles ou au moment où vous vous sentez le plus à même à le faire, invitez des amis et des personnes proches à un dîner en l’honneur de votre enfant. Précisez que cette réunion est pour partager les bons souvenirs que chacun a. Demandez à chacun de venir avec des photos de votre fils ou votre fille. Vous pouvez organiser cela chez vous ou choisir un endroit que votre enfant adorait, comme un parc, un terrain de jeu ou une maison de quartier.
  2. Image intitulée Survive the Death of Your Child Step 16
    2
    Créez une page internet en sa mémoire. Certaines entreprises fournissent des espaces sur internet sur lesquels vous pouvez partager des photos et des vidéos de votre enfant, voire même raconter son histoire. Vous pouvez ouvrir une page Facebook en mémoire de votre enfant et en restreindre l’accès pour que seuls les membres de votre famille et ses amis puissent le voir.
  3. Image intitulée Survive the Death of Your Child Step 17
    3
    Créez un album. Rassemblez des photos de votre enfant, ses dessins, des extraits de ses carnets de notes ou de son journal intime et mettez tout cela dans un album. Joignez une légende ou une petite histoire à chaque image. Vous pourrez ouvrir cet album lorsque vous voudrez vous sentir proche de votre enfant. C’est aussi une façon d’aider vos enfants plus jeunes à en savoir plus sur leur grand frère ou grande sœur.
  4. Image intitulée Survive the Death of Your Child Step 18
    4
    Vous pouvez faire une donation en son honneur. Vous pourriez investir de l’argent dans un projet en l’honneur de votre enfant. Par exemple, vous pourriez faire un don à la bibliothèque de votre quartier et leur demander d’acheter des livres en l’honneur de votre enfant. Selon leur politique, il est possible qu’ils mettent une étiquette particulière sur la pochette du bouquin et sur laquelle figurera le nom de votre enfant. Réfléchissez aux activités et organisations qui représentent les choses que votre enfant aimait ou qui comptaient pour lui ou elle.
  5. Image intitulée Survive the Death of Your Child Step 19
    5
    Mettez en place une bourse commémorative. Vous pouvez contacter le service du développement de votre université ou travailler avec une fondation pour mettre en place une bourse d’études. Selon le pays auquel est destinée cette bourse, vous aurez besoin d’environs 20 000 à 25 000 euros en imaginant une bourse de 1000 dollars par an, mais chaque institution impose ses propres règles[4]. Une bourse d’études est aussi un moyen pour vos amis et votre famille d’honorer la mémoire de votre enfant en faisant une donation.
  6. Image intitulée Survive the Death of Your Child Step 20
    6
    Devenez activiste. Selon les circonstances de la mort de votre enfant, vous pourriez vous investir dans une association qui défend une cause en particulier ou qui demande que des changements soient apportés à notre système législatif. Par exemple, si votre enfant a été tué par un conducteur ivre, vous pourriez rejoindre l’association « Ferdinand » qui lutte contre l’alcool au volant.

    • Inspirez-vous de l’histoire de John Walsh. Après le meurtre d’Adam, son fils de 6 ans, il a combattu pour le renforcement de la législation contre les individus coupables de violences contre les enfants et a animé une émission d’investigation sur les criminels violents.
  7. Image intitulée Survive the Death of Your Child Step 21
    7
    Allumez une bougie. Le 15 octobre est la journée mondiale de sensibilisation au deuil périnatal, un jour pour honorer la mémoire des bébés qui sont morts avant le terme ou quelque temps après leur naissance. Ce soir-là, à 7 heures du soir, les participants autour du monde allument une bougie et la laissent brûler pendant au moins une heure. À cause du décalage horaire, le résultat a été décrit comme « une vague de lumière qui se répand sur le globe »[5].
  8. Image intitulée Survive the Death of Your Child Step 22
    8
    Si vous vous en sentez l’envie et la force, célébrez les anniversaires. Au départ, les anniversaires peuvent être des dates douloureuses et au début vous choisirez de faire de votre mieux pour supporter cette journée. Mais d’un autre côté, certaines personnes se sentent bien à l’idée de cette célébration. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de gérer cela. Si cela vous soulage, alors n’hésitez pas à organiser un événement pour célébrer la personnalité joyeuse, bonne et drôle de votre enfant décédé.

Partie 4 sur 4: Se faire aider

  1. Image intitulée Survive the Death of Your Child Step 23
    1
    Voyez un psychologue. Cela peut être une grande aide, en particulier s’il s’agit d’un spécialiste du deuil. Cherchez sur internet ce type de psychologue à proximité de chez vous. N’oubliez pas de lui poser des questions au téléphone avant de vous rendre dans son cabinet. Posez-lui des questions sur son expérience avec les parents en deuil, sur sa façon de travailler et demandez-lui s’il inclut une composante spirituelle (en fonction de si cela vous intéresse ou non), ainsi que ses tarifs et ses disponibilités. Selon les circonstances de la mort de votre enfant, il est possible que vous souffriez d’un syndrome de stress post-traumatique (SSPT). Si c’est le cas, cela peut aider si le psychologue en question est un spécialiste de ce syndrome.
  2. Image intitulée Survive the Death of Your Child Step 24
    2
    Entrez dans un groupe de deuil. Cela peut-être réconfortant de savoir que vous n’êtes pas seul(e) à traverser cette épreuve et que d’autres personnes doivent surmonter les mêmes obstacles. Il existe un peu partout des groupes de soutien pour parents endeuillés ; cherchez en ligne un groupe près de chez vous. Ces groupes offrent un certain nombre d’avantages, y compris celui de pouvoir raconter votre histoire à un groupe de personnes qui ne vous jugera pas et qui vous soutiendra. Cela vous permettra en plus de vous sentir moins seul(e), parmi des gens qui « valideront » vos émotions et vous feront vous sentir normal(e).

    • Le « format » de ces rencontres varie selon l’association. Les rencontres en groupes peuvent être organisées selon un calendrier et des horaires plus ou moins précis et espacés selon l’association concernée.
  3. Image intitulée Survive the Death of Your Child Step 25
    3
    Vous pouvez rejoindre un forum sur internet. De nombreux forums en ligne sont dédiés au soutien des personnes qui ont perdu un être cher. Toutefois, sachez que ces sites concernent tous types de perte (celle d’un parent, d’un partenaire, d’un frère ou d’une sœur, voire même d’un animal). Cherchez un site ciblant les parents ayant perdu un enfant pour trouver des interlocuteurs qui soient plus à même de comprendre ce que vous traversez.

Conseils

  • Pour supporter votre deuil, faites ce qui vous met le plus à l’aise. Vous n’avez pas à vous justifier sur la façon dont vous exprimez vos émotions.
  • Ne vous imposez pas une limite de temps pour vous sentir mieux. Cela peut prendre des années avant que vous ne puissiez à nouveau vous sentir normal(e) et même ce que vous considérez comme normal sera différent. Cet événement va vous changer pour toujours, mais cela ne signifie pas que vous devez cesser de vivre. Ce ne sera jamais vraiment comme avant ; les choses seront différentes, à cause de l’amour que vous ressentiez pour votre enfant et de celui qu’il ou elle ressentait pour vous.
  • Si vous êtes croyant(e), priez aussi souvent que possible.
  • Sachez que jamais personne ne pourra vraiment comprendre ce que vous vivez, à moins qu’ils n’aient vécu eux aussi la perte d’un enfant. Essayez d’expliquer à vos proches comment ils peuvent vous aider. Demandez-leur aussi qu’ils apprennent à respecter vos sentiments.
  • Essayez de ne pas vous inquiéter davantage. En tant que parent endeuillé, vous avez survécu au pire ! Plus rien ne pourra vous sembler plus douloureux que ça. Souvenez-vous que si vous avez été suffisamment fort(e) pour survivre à cette situation, c’est que vous pourrez survivre à tout.
  • Vous n’êtes pas seul(e). Il vous suffit de chercher de l’aide, vous finirez par trouver.
  • Pleurez quand vous en ressentez le besoin, souriez quand vous le pouvez.
  • Si vous sentez que vous avez soudainement certains tics, arrêtez-vous, essayez de vous détendre, faites une pause, regardez un film, lisez, dormez et essayez de vous calmer.
  • N’espérez pas passer une journée sans penser à votre enfant perdu, d’ailleurs, personne ne le veut vraiment. Vous aimiez profondément votre fils ou votre fille et il ou elle vous manquera pour le reste de votre vie et c’est tout à fait normal.
  • La nuit, lorsque vous êtes seul(e) et que vous n’arrivez pas à dormir, écrivez une lettre à votre enfant disparu lui disant combien vous l’aimez et combien il ou elle vous manque.
  • Comme pour tout, le fait d’ »aller de l’avant » peut paraître ambigu.
  • Essayez d’oublier un peu votre douleur. Sortez. Amusez-vous. Videz-vous l’esprit.
Avertissements
  • Certaines personnes pensent au suicide après la mort de leur enfant, car ils pensent qu’ils n’arriveront jamais à surmonter leur douleur. Ne pensez pas à cette option. Appelez quelqu’un pour obtenir de l’aide à la place

6 septembre, 2012

Décès d’une petite fille de 13 mois

Classé sous — steouioui @ 18:40

 

 

 

Décès d'une petite fille de 13 mois ange2

 

 

 

 

 

 

 

Pour un petit ange parti trop tôt

Lundi 27 Août 2012 Hiryelle âgée de 16 mois s’envole comme une petite colombe pour aller
rejoindre son grand frère parti le jour de sa naissance et nos petits anges en laissant dans la tristesse
sa maman, sa famille et amis de la Martinique.
Hiryelle était atteinte d’une malformation cardiaque congénitale et un cardiopédiatre comme
beaucoup n’a pas écouté le désarroi d’une mère qui c’est présentée aux urgences avec sa petite fille
qui faisait des malaises par 3 fois. Ont l’a renvoyée avec sa petite fille en lui disant qu’elle
s’inquiétait pour rien, Hiryelle a refait de nouveau malaise est elle décédée en soirée.
Ce qui ne devait arrivé, arriva et c’est ainsi qu’une petite colombe quitta notre monde pour rejoindre
le monde des anges.
Une pensée va vers sa maman qui doit maintenant retraverser cette dure épreuve.
Au nom de toutes les personnes qui vont sur notre blog, nous lui transmettons nos condoléances
Petit poème trouvé sur J.P.V
POUR l’envole  d’Hiryelle
Vivre et croire
C’est aussi accepter que la vie contient la mort
Et que la mort contient la vie.
… C’est savoir, au plus profond de soi, qu’en fait rien ne meurt jamais.
Il n y a pas de mort, il n y a que des métamorphoses.
… Tu ne nous as pas quittés
Mais tu t’en es allé(e) au pays de la Vie,
Là où les fleurs plus jamais ne se fanent,
Là où c’est toujours matin,
Là où c’est toujours serein.
Je fleurirai mon cœur en souvenir de toi,
Là où tu vis en moi,
Là où je vis pour toi.
Et je vivrai deux fois..
Père André Marie

9 décembre, 2011

Mort d’un enfant

Classé sous Non classé — steouioui @ 22:34

02/12/2011 à 18:07
Mort d’un enfant à l’hôpital: la prescription empêche le procès
Leur enfant est mort, mais il n’y aura jamais de procès : le tribunal correctionnel d’Evry a jugé vendredi qu’il y a prescription, après le décès d’un enfant de cinq ans en 2006 à l’hôpital privé de Massy (Essonne), suite à une erreur de l’infirmière dans le produit injecté.
Partagez cet article sur FacebookPartagez cet article sur Twitterpartagezpartagez
augmenter la taille du texte diminuer la taille du texte   voter réagir
Photographe : Bertrand Langlois :: L’hôpital privé Jacques-Cartier à Massy, dans l’Essonne photo : Bertrand Langlois, AFP

L’infirmière était renvoyée devant le tribunal correctionnel d’Evry pour homicide involontaire.

Dans la nuit du 12 au 13 décembre 2006, Thibault Delpierre, cinq ans, est mort d’un brutal arrêt cardiaque à l’hôpital Jacques-Cartier de Massy.

La direction de l’hôpital a reconnu « qu’une erreur humaine est à l’origine du décès (…) et qu’une injection de chlorure de potassium a été pratiquée en lieu et place de (…) bicarbonate de sodium », selon le rapport d’un expert dont l’AFP a obtenu copie.

« Il est particulièrement dommageable que dans ce douloureux dossier, on ait à se poser la question de la prescription », a relevé le substitut du procureur lors de l’audience, avant de préciser que « ce dossier est prescrit, personne n’est satisfait de la situation ».

Jusqu’en février 2009, « personne n’a jamais avisé le parquet du décès de Thibault », a ajouté le substitut du procureur, soulignant que « le procureur n’a pas été en capacité de procéder aux poursuites comme il aurait pu le faire ».
à lire aussi

dans actualité :
Procès
Procès Carlos: les fraîches retrouvailles de « Johnny » et « Angie »
santé
Journée mondiale contre le sida: plusieurs centaines de manifestants à Paris

« Nous avons déposé plainte dans les temps. Je pense qu’on n’a pas respecté nos droits. Le dossier (…) est resté en sommeil. C’est de ce fait » que le procès ne pourra pas se tenir, a commenté Bertrand Delpierre, le père de Thibault.

Avant le rendu de la décision par le tribunal correctionnel, « j’avais ce petit espoir que le tribunal ne valide pas la prescription, qu’ils se rendent compte de ce qu’ils étaient en train de faire, la gravité de leur décision », a-t-il ajouté.

« Comment une erreur comme celle-là a pu se passer? Je ne le saurai jamais », a regretté la mère de Thibault, Isabelle Kubala.

Une procédure civile avait été engagée en janvier 2007, un mois après la mort du garçonnet, car les parents souhaitaient « comprendre, (…) éviter d’engager des procédures intempestives », a expliqué leur avocat Me Vincent Potié.

Puis, a-t-il précisé, en février 2009, le père avait envoyédsc000761.jpg un courrier au procureur de la République, qui avait « transmis à ses services pour enquête préliminaire ».

Une plainte est finalement déposée en décembre 2009, peu avant le délai de prescription, qui est de trois ans pour les homicides involontaires.

Certes, cette plainte « retarde de trois mois le délai de prescription », note l’avocat, mais les premières auditions se tiennent trop tard.

Le délai de prescription avait été relevé par l’avocate de l’infirmière lors d’une première audience, qui s’était déroulée en octobre. Le procès avait été renvoyé.

« L’idée qu’éventuellement le parquet avait laissé passer les délais m’avait totalement échappé. Tout simplement parce qu’en 31 ans de carrière, je n’avais jamais vu ça, pour des faits aussi grave », a dénoncé Me Potié devant le tribunal correctionnel, qui se dit « outré ».

La jeune infirmière, qui était intérimaire à l’époque et travaillait depuis un an à l’hôpital de Massy, « a immédiatement reconnu et assumé » sa dramatique erreur, avait souligné son avocate Me Angélique Wenger.

Elle travaille aujourd’hui à l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). En 2010, elle avait participé à l’émission de téléréalité « L’amour est aveugle ».

3 octobre, 2010

8 ans et tu nous manques toujours

Classé sous Parents avant tout — steouioui @ 20:14

Sh9tb44kt.gifSteouioui Le 4 Août cela va faire 8 ans, que tu nous a quitté pour rejoindre le paradis des anges. Mais ton départ, nous laisse toujours un grand vide et nous ne sommes pas un instant sans panser à toi. Ont se pose encore et encore cette infatigable question « que s’est-il passé et pourquoi toi » toi qui faisait de mal à personnes et tous les soirs lorsque l’ont va sur ta tombe dans notre tête cette question « que fais-tu là, ce n’est pas la place d’un petit bonhomme de 9 ans ». Mais voyez vous quand les gens vous disent que l’ont oublis au bout de quelques mois, cela est faux. Nous, nous n’avons toujours pas accepter de voir notre enfant, notre chair entre quatre planches, alors qu’il n’était qu’au début de vie et cela pour des médecins peut scrupuleux et qui ne peuvent être à votre place. Rien ne peut remplacer le décès d’un enfant, car c’est une partie de vous que l’ont vous arrache. 

25 avril, 2010

Faire le deuil d’un enfant c’est très long

Classé sous Non classé — steouioui @ 21:00

« Faire le deuil d’un enfant, c’est long, très long »

« Après la mort de Marc, j’ai compris de l’intérieur cette réaction des rescapés des camps de concentration : j’avais le sentiment de vivre une expérience tellement effroyable, qu’elle resterait indicible parce que personne ne pourrait jamais la comprendre.»

Ce que cette mère arrive à formuler, dix ans après le décès de son fils, traduit bien ce que ressentent beaucoup de parents endeuillés. La mort d’un enfant est en effet l’expérience la plus terrible que peuvent vivre des parents. (…) Une épreuve qui atteint la chair de leur chair, contre l’ordre chronologique du temps et des générations (« c’était à moi de partir », disent les grands-parents), et sur laquelle on a du mal à mettre des mots.Et ils ont le sentiment qu’ils ne pourront jamais la partager avec d’autres, y compris, souvent, avec ceux qui leur sont proches (…). Et «les autres », de leur côté, n’osent pas leur en parler.

« La mort de l’enfant reste un tabou très fort, qui conduit à l’isolement des parents, explique Marie-Frédérique Bacqué, auteur de plusieurs ouvrages sur le deuil (1). D’un côté, ce sont les parents eux-mêmes qui s’isolent : pris dans un mouvement de culpabilité, ils s’autosanctionnent en se refusant au monde, en évitant d’entrer en contact avec l’entourage. Et les autres parents ont tendance à les fuir, car ils en ont peur : ils ont peur d’être touchés, émotionnellement, ou réellement, par une espèce de superstition selon laquelle la mort serait contaminante. » (…)

Nadine Beauthéac, ethnosociologue et administratrice de l’association « Vivre son deuil Parie-Ile-de-France » vient d’écrire un livre sur le deuil (2). « On vit dans une société qui ne sait pas manier les mots du chagrin, déplore-t-elle. Et il est impudique de le faire.

Passé le choc du début, les parents en deuil son amenés très vite, sous la pression sociale, à ne plus pouvoir en parler. On leur demande de faire le deuil le plus vite possible. Or, le deuil d’un enfant, c’est très long, beaucoup plus long que ce que la société imagine.» Cette accélération sociale du deuil est encore plus forte, souligne-t-elle, lorsque l’enfant décédé est un nouveau-né. « Quand au bout de quelques mois, de quelques années, les parents qui ont perdu un bébé expriment des signes de souffrance, l’entourage (qui souvent n’a pas connu l’enfant) va leur renvoyer « qu’il était si petit », qu’il faut « qu’ils l’oublient », et qu’ils « tournent la page ». (…)

Ce dont souffrent les parents, en plus de l’absence, c’est de ce silence, car ils ont très peur que leur enfant soit oublié. « L’entourage, insiste Nadine Beauthéac, ne mesure pas ce que vivent au quotidien ces parents, dans quel état d’épuisement physique et psychologique ils sont. Les parents en deuil soulèvent l’Himalaya tous les matins. Au bout d’un an ou deux, la plupart, commencent à peine à sortir du choc. (…) « Faire le deuil d’un enfant, c’est long, très long, répète-t-elle. On est agité par des sentiments très complexes : on s’attend à n’éprouver que du chagrin, mais derrière le paravent du chagrin il y a la colère, et derrière encore la culpabilité. Ces émotions, il faut que les parents en deuil aient le temps de les repérer (on étouffe par exemple sa colère contre le défunt pendant des années), de les vivre, de les traverser…

Il s’agit d’un travail lent et difficile. » Un travail qui peut se faire seul, mais aussi et de plus en plus avec l’aide des autres. « Ce qui peut permettre d’aller plus vite, souligne Nadine Beauthéac. Car il est terrible de se dire que des souffrances ont pu se taire si longtemps. Telle celle de cette mère, venue récemment se présenter à « Naître et Vivre » en disant : « J’ai perdu mon bébé il y a vingt ans : il avait 3 mois… » Signe qu’une lente évolution est en cours ?

Un psychothérapeute apprend même aux parents dont l’enfant vient d’être emporté par le cancer à identifier dans leur entourage les personnes «ressources» et les personnes «toxiques». «Les personnes toxiques, ce ne sont pas nécessairement des personnes qui ont de mauvaises intentions, mais elles n’aident pas les parents à vivre leur deuil [en amoindrissant la perte], explique M. Deslauriers. C’est important de dire aux personnes qui vivent un deuil qu’elles ont le droit et la possibilité de se passer pour un bout de temps les gens qui leur nuisent».

Les associations qui proposent d’accompagner ces parents en deuil se sont développées ces dernières années. (…) « Et de plus en plus de parents s’autorisent désormais à chercher de l’aide », souligne Annick Ernoult, fondatrice de l’association « Choisir l’espoir », et animatrice-formatrice au centre François-Xavier Bagnoud. (…) Ils peuvent enfin partager leurs expériences, leurs émotions avec d’autres parents qui traversent la même épreuve qu’eux, dire leur honte, leur culpabilité (« c’est de ma faute, je n’ai pas su protéger mon enfant »), leur difficulté à s’intéresser à leurs autres enfants (« je ne pense qu’à celui qui est mort »), leur colère, leur tristesse, et s’aider à apprivoiser peu à peu cette absence insupportable.

« On a le sentiment au début, explique Annick Ernoult, qu’on ne s’en remettra jamais. En parlant ensemble, on s’aperçoit qu’en fait on ne veut pas s’en remettre parce qu’on a peur d’oublier. Or, faire son deuil, rappelle-t-elle, ce n’est pas oublier, c’est s’apercevoir qu’on peut parler de son enfant autrement que dans les larmes, c’est se remémorer tout ce qu’on a vécu avec lui pour reconstruire l’héritage qu’il nous laisse. » « Il ne s’agit pas non plus de se consoler, précise Nadine Beauthéac. Quand on perd un enfant, on est inconsolable (on peut apporter son soutien à la personne, mais il faut lui garder son espace où elle est inconsolable). »

Les parents qui traversent cette épreuve ne seront jamais plus « comme avant » : ils changent leur échelle de valeurs, leur façon de voir les choses, ils ont besoin d’expérience fortes, authentiques, les sorties purement sociales deviennent insupportables. Certains sont amenés à quitter leurs amis. Beaucoup changent d’activité, de métier. « Les parents cherchent à donner un sens à leur vie, ajoute Annick Ernoult. Car si la mort d’un enfant n’a pas de sens, on peut donner un sens à sa vie après cet événement-là. » Chacun à sa manière. Un papa informaticien a voulu ainsi travailler dans un hôpital. D’autres vont militer dans des associations de lutte contre le cancer ou contre la violence routière… ou aider à leur tour d’autres parents en deuil… »

 

 

(1) « Le deuil à vivre », éd. Poches, Odile Jacob, 2000.

(2) « Le deuil. Comment y faire face ? Comment le surmonter ? », éd. du Seuil, 2002
« Apprivoiser l’absence : adieu mon enfant. », éd. Fayard, 1992.

vente vetements et matériel... |
crozemayotte |
angeltimoleon |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | sarahjenny
| Marianne et Nicolas
| Groupe Bleu